Deux marchands de tableaux nous confient sur les atouts démarré une galerie d’art

Deux marchands de tableaux nous confient sur les atouts démarré une galerie d’art

Tout le monde semble se retrouver dans le travail d’une manière différente. Certains font partie d’un groupe d’artistes, mais finissent par organiser les spectacles. Certains sont passionnés d’art et veulent simplement participer au monde de l’art, et d’autres décident de devenir marchand après avoir fait d’autres métiers liés à l’art. Nous avons approché un certain nombre de galeristes prospères pour leur demander ce qui les a attirés par le travail, comment ils ont commencé et ce qu’il faut pour réussir.

Esther Kim Varet, propriétaire de Various Small Fires à Los Angeles

“J’ai déménagé à Los Angeles il y a environ cinq ans pour commencer à faire de la recherche archivistique au Los Angeles County Museum of Art pour ma thèse de doctorat en histoire de l’art de Columbia. Mon mari et moi avons fini par prendre en charge une maison de trois étages sur l’une des bandes les plus commerciales de Los Angeles, et le rez-de-chaussée était déjà commodément aménagé en devanture de magasin. Il m’a semblé alors facile de commencer à monter des spectacles ce qui constituait une distraction bienvenue de travailler sur ma dissertation. Il y avait tellement d’artistes émergents et à mi- carrière à New York et à Los Angeles qui voulaient exposer dans cette ville, mais qui ont été confrontés au manque de place dans les lieux d’exposition. J’avais travaillé dans un certain nombre de galeries à New York après l’université (Paula Cooper Gallery, Pace Gallery, Pace Gallery, Friedrich Petzel). Le commerce de l’art était quelque chose de très naturel pour moi, mais ce n’est que lorsque j’ai déménagé à Los Angeles que j’ai estimé le moment bien choisi.

Quand j’ai ouvert VSF, nous étions vraiment à l’aube du raz-de-marée de galeries et d’espaces de projets qui allaient arriver peu de temps après. Lorsque nous avons ouvert nos portes, nous avions tellement de soutien de la part des conservateurs et des artistes que j’ai dû continuer. Et les collectionneurs sont naturellement entrés dans le bercail aussi.”

Pascal Robaglia, propriétaire de la Galerie Gilbert Bart, Le Vésinet, France

Les secrets pour ouvrir une galerie tiennent à trois éléments simples; l’emplacement, l’offre, ces deux éléments étant interdépendants, et le service. L’emplacement doit répondre à un niveau de standing désiré, à une clientèle acquise ou espérée, à une zone de chalandise, comme on dit dans les hyper, à la concurrence, qui est dans ce domaine un atout, et à l’esprit ou à l’image que l’on veut donner à la galerie déclare Pascal Robaglia. Le passage est de moins en moins important pour décider de l’ouverture d’une galerie. Le commerce se fait de plus en plus sur un internet, par les foires ou salons professionnels mais surtout par l’image que renvoie la galerie auprès des collectionneurs. C’est ce qui permettra de faire venir les collectionneurs.

Ainsi l’emplacement est un élément constitutif de l’esprit de la galerie qui contribue largement à son attractivité et à la séduction de la clientèle à laquelle la nouvelle galerie s’adossera… Un tableau n’aura absolument pas la même valeur ni le même intérêt selon le lieu et le cadre ou il est proposé.

Simone